Spécial anniversaire - Oaxaca, mi-juin 07

Note d’information n°22
dimanche 17 juin 2007

El día catorce de junio del año del 2006
En la plaza de Oaxaca se puso el mundo al revés [...]
La huelga del magisterio tenía la plaza tomada
Mientras el pinche gobierno preparaba la celada [...]
Salieron de todos laos con palos, gritos y piedras
Y a toa la policía la mandaron a la mierda

Le quatorze juin de l’an 2006
Sur la place d’Oaxaca ça a été le monde à l’envers [...]
Les enseignants en grève occupaient la place
Tandis que le foutu gouverneur préparait le guet-apens [...]
L’en est venu de partout, armés de bâtons, cris, et cailloux
Et toute la flicaille a dû aller se faire foutre

Le raccourci de ces quelques extraits du Son de las barricadas [1] résume assez bien le point de départ de l’aventure oaxaquègne, il y a maintenant un an. Une grève plutôt banale au départ, la répression hors de proportions du satrape Ulises Ruiz Ortiz, gouverneur par la fraude honni de la population, celle-ci qui prend fait et cause pour les profs, parce que trop, c’est trop, la police qui doit abandonner le terrain... Trois jours plus tard, le 17, était fondée l’Assemblée Populaire des Peuples d’Oaxaca.

Les lecteurs et lectrices de ces notes d’informations connaissent la suite. Plutôt que de revenir sur ce qui s’est passé, cette note « spécial anniversaire » va essayer de donner des nouvelles des différents aspects qu’on a pu aborder au fil du temps. Qu’il suffise de constater qu’un an après, les problèmes demeurent, mais qu’une répression d’une extrême sauvagerie n’a pu venir à bout de l’APPO. Aux peuples d’Oaxaca, de tout cœur : bon anniversaire !

Des prisonniers politiques libérés

Commençons par les bonnes nouvelles : Marcelino Coache Verano et Erick Sosa Villavicencio ont été libérés récemment, ainsi qu’Ignacio García Maldonado, moins connu, arrêté en même temps que Marcelino, le 4 décembre 2006 à Mexico. Marcelino Coache, rappelons-le, est le responsable du Syndicat indépendant des travailleurs de la mairie d’Oaxaca, et aussi l’un des porte-parole de l’APPO. C’est d’ailleurs à ce titre qu’il avait été arrêté dans l’exercice de ses fonctions, alors qu’il faisait partie d’une délégation de l’APPO qui devait négocier avec le ministère de l’Intérieur ; appartenaient aussi à la délégation les frères d’Erick, Flavio et Horacio Sosa Villavicencio, également arrêtés. Marcelino Coache a été relâché « faute d’éléments justifiant un procès » le 31 mai dernier. Ignacio García l’a été le 8 juin, puis Erick Sosa le 9, pour « effondrement des preuves ». Il est vrai que tout ce qu’on avait à lui reprocher était ses frères Flavio et Horacio : Erick, pompier à l’aéroport d’Oaxaca, ne s’est jamais occupé de politique. On remarquera que la « justice » mexicaine, si prompte à incarcérer, prend le temps de la réflexion quand il s’agit de libérer : six mois pour se rendre compte que ces gens-là n’avaient rien à faire en prison...

Flavio et Horacio, eux, restent incarcérés au pénitencier de haute sécurité de l’Altiplano (Etat de México), où ils sont de fait au secret. Un juge fédéral leur a encore refusé l’amparo (« protection ») qui aurait permis leur mise en liberté, le 3 juin dernier. Il y a eu à leur propos un moment de frayeur trois jours plus tard : le bruit a couru qu’ils avaient été transférés à une prison de l’Etat d’Oaxaca, mais là, personne n’était au courant. D’où l’intervention urgente de l’APPO : le Mexique est un pays où on aurait facilement tendance à « égarer » des prisonniers, politiques en particulier...

Si on ne se trompe pas dans les comptes, il devrait donc rester une petite dizaine de prisonniers politiques de l’APPO (huit ou neuf), notamment les frères Sosa et David Venegas.

Fracture de l’APPO ? Surmontée ?

Il y a aussi de moins bonnes nouvelles. La question de la participation aux élections, aux conseils municipaux et à la députation de l’Etat d’Oaxaca, avait déjà provoqué des frictions dans l’APPO au mois de février dernier (voir notes d’info n° 15 et 16). Un courant, principalement urbain, était pour, tandis que l’autre, combinaison de certains mouvements urbains et de toutes les organisations indiennes, essentiellement rurales, était contre. L’Assemblée d’Etat de l’APPO des 10 et 11 février avait tranché en nette faveur des seconds : appel au vote sanction contre le PRI et le PAN, mais pas de participation de l’APPO en tant que telle aux élections.

Mais il semble que l’électoralisme soit une maladie du même genre que le paludisme : on se croit tranquille, et puis les crises reviennent.

Une dépêche de l’agence Notimex du 1er juin titrait : « L’APPO se fracture » (Se fragmenta la APPO). Elle se fondait sur une conférence de presse de Zenén Bravo Castellanos, ex membre du Conseil de l’APPO, qui a démissionné de cette fonction pour pouvoir se présenter aux élections sur la liste de la coalition « Pour le bien de tous ». On se souvient que l’Assemblée de février avait, en effet, fait obligation à qui voudrait se présenter de démissionner de fonctions officielles dans l’APPO. La coalition Por el bien de todos est articulée principalement autour du PRD local et de ses alliés de Convergencia et du PT. Lors de cette conférence de presse, Zenén Bravo, membre du Front Populaire Révolutionnaire (FPR) comme Florentino López Martínez, a affirmé que l’APPO s’était scindée en deux blocs, le sien, le « bloc électoral », et un autre qui, dit-il, sympathise avec La otra campaña zapatiste et est représenté par Cástulo López Pacheco du Comité de Défense des Droits du Peuple (Codep) ; ce bloc inclut aussi le Parti Ouvrier Socialiste (POS). On remarquera que, dans cette façon de présenter les choses, la grande majorité des habitants de l’Etat (68 %), les Indiens et leurs organisations, comptent pour du beurre...

Le FPR, qui, décidément ne manque pas d’air, non seulement foule aux pieds les décisions de l’Assemblée de février, mais en outre prétend que ce sont « les autres » qui sèment la division.

Cette attitude de rupture, sorte de tentative de coup d’Etat à l’intérieur de l’APPO, est l’aboutissement d’un long processus visant - au moins - à discréditer « l’autre partie ». Dans une lettre écrite depuis la prison de Santa Marίa Ixcotel, et rendue publique par les militants de VOCAL (Voces Oaxaqueñas Construyendo Autonomίa y Libertad, membre de La otra campaña), lors de la manifestation du 16 mai, David Venegas (voir notes n° 19 et 20) avait révélé ces pratiques du FPR allant jusqu’à la dénonciation publique ; il laissait entendre que sa propre arrestation était la conséquence de cette campagne qui le désignait nommément à la vindicte d’Ulises Ruiz. Il écrit : « Si nous continuions à nous taire, nous serions complices de la reddition que ce groupe, qui aujourd’hui monopolise l’expression publique de notre mouvement, est en train de faire au gouvernement d’Ulises Ruiz ». Il avait aussi des propos plus optimistes : « Les Peuples Indiens d’Oaxaca et du Mexique, héritiers d’une tradition et d’une culture plurimillénaires d’autogouvernement, ont échappé aux déceptions et démoralisations précisément parce qu’ils savent que jamais un seul homme ou un seul parti ne pourrait accomplir les rêves et aspirations de tou-te-s, mais que c’est la participation de tou-te-s au travers de l’Assemblée communautaire qui est la garantie du respect des désirs de toute la communauté ».

Peu de temps après, les 2 et 3 juin, avait lieu la 2ème Assemblée d’Etat ordinaire de l’APPO. Le lendemain, c’est Bernabé Jiménez Rίos, secrétaire aux relations de la 22ème section du SNTE, qui était chargé de rendre compte publiquement de ses travaux. On peut citer quelques-uns de ses propos : « Comme il est normal, au moment de la discussion, apparaissent des différences ; mais lorsqu’elles sont traitées de façon adéquate par les plus hautes instances de décision, on voit que les objectifs politiques et les convergences que nous avons sont bien plus importants ». Il dit aussi : « Il est clair pour nous que le respect le plus absolu de notre diversité nous oblige à mettre en pratique tous les accords auxquels nous sommes parvenus », et conclut en citant la Déclaration politique de la 1ère session de la 2ème assemblée d’Etat ordinaire de l’Assemblée Populaire des Peuples d’Oaxaca : « Cette pluralité, que les maîtres pervers du pouvoir et leurs idéologues veulent présenter comme une faiblesse, est en réalité notre force, car nous avons compris, après un long cheminement, que le fait de nous reconnaître et de nous accepter nous rend frères et nous unit de façon permanente ».

Disons-le très fraternellement au compañero Bernabé : ses propos et la Déclaration politique ont, certes, le mérite de repriser les accrocs, mais ils sentent fort la langue de bois, et évitent soigneusement la question qui divise, celle de la participation aux élections. Pas un mot là-dessus dans la Déclaration. On peut donc penser que les divergences sur ce point ne sont pas vraiment surmontées. Cela dit, n’en pas parler signifie aussi que la position initiale, définie en février, reste en vigueur : l’APPO ne participe pas en tant que telle aux élections. C’est bien ce que veut dire l’expression « mettre en pratique tous les accords auxquels nous sommes parvenus ». La tentative de coup de force a échoué, au moins pour le moment.

Il y a tout lieu de s’en réjouir. Dans La Jornada du 22 mai dernier, Luis Hernández Navarro écrivait : « Parmi les recettes qu’un ancien gouverneur d’Oaxaca assure avoir mises en pratique pour contrôler le Parti de la Révolution Démocratique (PRD) dans l’Etat, il y a le fait d’offrir une camionnette à ses dirigeants. ‘C’est tout bénéfice, dit-il : le groupe qui reste sans rien se chamaille à mort avec celui qui rafle la camionnette. Ceux qui gagnent te doivent un service. Les autres traitent leurs camarades de tous les noms. Tu fais d’une pierre deux coups...’ ». Cela en dit long sur la confiance qu’on peut accorder au PRD d’Oaxaca pour représenter les revendications populaires. C’est ce que vient de déclarer aussi l’Union des Communautés Indigènes de la Zone Nord de l’Isthme [de Tehuantepec] (Ucizoni) le 13 juin : elle accuse la direction locale du PRD d’avoir « tourné le dos au mouvement social oaxaquègne » dans la sélection des candidats au Congrès de l’Etat, en imposant « dans bien des cas des candidatures qui ne répondent pas aux intérêts de nos peuples, mais aux intérêts personnels des dirigeants perrédistes et du gouvernement d’Ulises Ruiz lui-même ».

La question des droits humains : URO sur la sellette

Le 9 juin, le Tribunal populaire de morale publique (voir note n° 19) a présenté ses conclusions à la Chambre des députés. Rappelons qu’il a reconnu Ulises Ruiz Ortiz coupable de délits de lèse humanité, qu’il exige sa destitution et l’a déclaré personna non grata où qu’il se rende dans le monde. Le Tribunal était constitué de personnalités des arts, des lettres, des sciences et de la vie publique en général. Bien sûr, comme son nom l’indique, ce Tribunal n’a de portée que morale. C’est aussi vrai de la Commission Citoyenne Internationale d’Observation des Droits Humains (CCIODH, voir note n°17) et même de la Commission Nationale des Droits Humains mexicaine (CNDH), pourtant plus officielle, mais qui ne peut émettre que des « recommandations ».

Mais à présent, URO pourrait avoir vraiment des comptes à rendre. Ne voilà-t-il pas que la Cour Suprême de Justice de la Nation (SCJN) s’intéresse à son cas ! La Cour suprême, fort discrète jusqu’ici, se sent pousser des ailes, dirait-on. Elle vient de déclarer inconstitutionnels les principaux articles de la loi dite Televisa, qui octroyait pratiquement la concession à vie du paysage audiovisuel mexicain à deux chaînes privées commerciales, Televisa et TV Azteca, et rendait impossible la création de radios communautaires. Dopée, semble-t-il, par l’approbation populaire de cette décision, elle s’attaque à présent au cas d’Oaxaca et de son malgouverneur.

Le juge Juan N. Silva Meza propose « l’exercice de la faculté d’enquête, prévu à l’article 97 de la Constitution, pour étudier les violations graves aux garanties individuelles survenues dans l’Etat d’Oaxaca ». Il justifie cette proposition par le fait que les autorités fédérales, le gouvernement local que dirige Ulises Ruiz Ortiz et les gouvernements municipaux « ont affecté physiquement un grand nombre de personnes de manière cruelle et inhumaine », ce qui s’est traduit par des blessés, des torturés et des morts. Argument supplémentaire : le rapport de la CNDH dont on parlait dans la note n°21, et qui suggérait à la Cour suprême de s’occuper du dossier.

Il est néanmoins impossible actuellement de savoir si la majorité des juges qui composent la Cour suprême suivra cette proposition. A l’heure où on écrit ces lignes, on connaît la position de 9 des 11 juges : 5 pour ouvrir l’enquête, 4 contre. A suivre...

Et les retraites, dans tout ça ?

L’anniversaire oaxaquègne n’a, bien entendu, pas arrêté la protestation contre la loi de « réforme » (au sens militaire ?) de l’Institut de Sécurité et Services Sociaux des Travailleurs de l’Etat (ISSSTE). On s’en souvient, cette loi consiste à livrer les retraites des fonctionnaires à des fonds de pensions privés, après trois ans de transition pendant lesquels elles seraient gérées par un fonds de pensions public confié aux bonzes des syndicats charros (vendus) : Joel Ayala, de la FSTE (Fédération Syndicale des Travailleurs de l’Etat), et l’ineffable Elba Esther Gordillo, du SNTE (Syndicat National des Travailleurs de l’Education). Connaissant la voracité de la Gordillo, il n’est pas sûr qu’au bout de trois ans les fonds de pensions privés héritent encore de quelque chose. Elle était déjà en charge d’un fonds d’aide au logement des enseignants, dont il semble qu’elle ait détourné à son profit la bagatelle de... 25 milliards de pesos ! De plus, la « réforme » recule de dix ans l’âge de la retraite, et réduira le montant des pensions de près de moitié, d’après les estimations, malgré une augmentation importante des cotisations.

Les enseignants de la 22ème section - oppositionnelle - du SNTE, celle d’Oaxaca, avaient envoyé un fort contingent, 7000 personnes, au plantón (piquet permanent) de la capitale fédérale. Leurs camarades de la CNTE (opposition dans le SNTE) leur ont rendu la politesse : les sections du Chiapas, du District Fédéral, du Guerrero, du Jalisco, du Morelos, de Tlaxcala, du Zacatecas, de la Vallée de Mexico et du Durango, actuellement mobilisées sur les retraites, ont envoyé des délégations à Oaxaca le 14 juin pour la manif anniversaire.

On le disait à la fin de la note précédente, la CNTE avait prévu, devant l’afflux des délégations d’Etats et la perspective d’une lutte prolongée, de ne plus se contenter de tentes pour le plantón de Mexico, mais de le construire en dur. Et c’est bien ce qu’elle a commencé à faire, sur l’esplanade en face du siège de l’ISSSTE. Révélant des talents insoupçonnés, les artistes du bâton de craie se sont changés en maîtres de la truelle, et les murs de brique ont commencé à monter. Ils ont donné à leur chantier un joli nom de résidence chic : Collines de l’ISSSTE (les Collines de Chapultepec sont le quartier le plus rupin de la capitale).

La 3ème journée de grève nationale, le 1er juin, a été un franc succès dans au moins treize Etats du pays, apportant ainsi un démenti cinglant à Miguel Ángel Yunes, directeur de l’ISSSTE, qui prétendait que la protestation se limitait à la capitale. Celle-ci a été paralysée par quatre imposants cortèges qui ont convergé vers le zócalo, après avoir rendu des « visites de courtoisie » (œufs et tomates pourris) aux sièges nationaux du PRI, du PAN, et de la chaîne Televisa, pour sa façon ordurière de rendre compte de la mobilisation. Un peu partout dans le pays, des péages d’autoroutes ont été occupés, laissant passer gratuitement les automobilistes. Variante dans le nord du pays, à Mexicali (Basse Californie) et Ciudad Juárez (Chihuahua) : la frontière avec les Etats-Unis a été bloquée pendant des heures aux camions. Seul bémol à ce succès : à part le STUNAM (syndicat de l’Université Nationale Autonome du Mexique, une des plus grosses du monde), aucun cortège de syndicats membres de l’UNT n’était visible. L’Union Nationale du Travail fait pourtant partie du Comité National de Grève sur la question des retraites, mais bien qu’autonome par rapport aux syndicats charros, elle reste plutôt tiède en général. Une surprise, en revanche : la 59ème section du SNTE, créée de toutes pièces à Oaxaca par la direction gordilliste et Ulises Ruiz pour concurrencer la 22ème, a elle aussi pris position contre la réforme de l’ISSSTE !

Autre signe évident du succès de la journée : l’annonce, le lendemain, que les ministères du Travail et de l’Education étaient désignés comme interlocuteurs des fonctionnaires protestataires. Le gouvernement de FeCal (Felipe Calderón) a eu beau dire et répéter qu’on ne toucherait pas une virgule de la loi, que le gouvernement n’était pas habilité à modifier ce qui avait été voté par les députés et sénateurs, bref, qu’il n’était pas question de négocier, l’ampleur de la mobilisation l’a obligé à faire un pas. Dans le même ordre d’idée, on peut signaler la perte de sang-froid de la direction du SNTE ; constatant que dans des sections qui, jusqu’ici, n’étaient pas oppositionnelles, comme la 36ème, de la Vallée de Mexico, un grand nombre d’enseignants avaient rejoint la protestation, elle a carrément envoyé ses gros bras les tabasser.

La suite des événements confirme que le gouvernement fédéral commence à se faire du souci. On le voit d’abord à des déclarations contradictoires, menaces de répression suivies d’offres de dialogue. Il faut dire que les manifs sont pluriquotidiennes dans la capitale, que les dépendances gouvernementales sont bloquées les unes après les autres, et que - péché suprême - la Bourse a encore été « prise » symboliquement le 7 juin. Yunes, suivi par Javier Lozano Alarcón, ministre du Travail, a reproché au gouverneur PRD du District Fédéral, Marcelo Ebrard, de ne pas assumer sa fonction de maintien de l’ordre dans la capitale, en laissant faire manifs et construction sauvage du plantón en dur. Celui-ci, assez finement, a proposé aux profs le marché suivant : le DF vous garantit le droit de manifester et de tenir le plantón sans intervention de la police du DF, mais en échange, vous démontez ce qui a été construit en dur. La CNTE a accepté le marché, en le présentant comme un geste de bonne volonté, et en exigeant la pareille du gouvernement fédéral. Celui-ci accepte le principe d’une rencontre, puis la reporte, s’empresse d’ajouter que le dialogue n’est pas rompu... Rien de très sérieux, c’est vrai, mais la mobilisation est telle qu’il ne peut plus se contenter de l’ignorer.

D’autre part, il semblerait que les syndiqués de l’UNT aient demandé des comptes à leur direction sur sa mollesse. En tout cas, celle-ci a déclaré le 6 qu’elle participerait dorénavant aux actions de protestation.

17 juin 2007.


[1Celles et ceux qui ne connaîtraient pas ce titre (fusion de son cubain et d’une pincée de son huasteco, avec une pointe de rap), et quatorze autres chansons de la lutte oaxaquègne peuvent commander le CD au Collectif Oaxaca de Rouen à l’adresse suivante : solidaires.hn@wanadoo.fr (8 euros + frais de port). Le bénéfice va aux familles des prisonniers politiques, et contribue à payer cautions et frais de justice.

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