LOI D’ORIENTATION SUR L’ECOLE, LOI DE REGRESSION

Communiqué de presse
jeudi 10 février 2005
mis à jour mardi 30 août 2005

APPEL A LA GREVE LE MARDI 15 FEVRIER

Le projet de loi d’orientation sur l’école sera présenté à l’assemblée nationale le 15 février 2005 par F. Fillon, Ministre de l’Education.

Ce projet a été rejeté le 16/12 par le Conseil Supérieur de l’Education et le 20/12 par le Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Le 20/01/05, 65% des enseignants se sont mis en grève pour dire leur opposition à ce texte.

Malgré les voix qui s’élèvent pour dénoncer le caractère malfaisant de la loi, le Ministre reste sourd aux revendications, comme il l’a déjà fait au moment de la loi sur les retraites en 2003.

POURQUOI FAIRE GREVE CONTRE CETTE LOI ?

CE PROJET NE REPOND PAS AUX BESOINS EXPRIMES PAR LES PERSONNELS ET LES PARENTS :
- Allègement des effectifs
- Augmentation du nombre de remplacements
- Réseau d’aide aux enfants en difficulté en nombre suffisant
- Dédoublement de classes
- Enseignants supplémentaires pour des actions de soutien

Les inégalités se creusent à l’école aussi. Démocratiser l’école, c’est lui donner d’abord les moyens de fonctionner, ce qui ne sera pas le cas. Le Ministère a prévu l’embauche de 150 000 enseignants en 5 ans alors qu’il en faudrait au bas mot 200 000 !!! A la rentrée prochaine, des centaines de classes seront supprimées dans toute la France.

CE PROJET EST EN REGRESSION PAR RAPPORT AUX OBJECTIFS AFFICHES PAR LA PRECEDENTE LOI (1989).

« L’orientation et la formation proposées aux élèves tiennent compte de leurs aspirations, de leurs aptitudes, et des perspectives professionnelles correspondant aux besoins à long terme de la société et de l’économie. »

Les besoins de la société et de l’économie libérale vont dicter l’orientation et la formation. Dans un contexte de
destruction du droit du travail, il s’agit de fournir une main d’œuvre docile, mobile, prête à l’emploi.

L’orientation dès l’entrée en 4ème, justifiée par la croyance en des aptitudes et autres talents « naturels », illustre la logique réactionnaire et ségrégative de ce texte. Le collège unique est mort sans avoir eu réellement les moyens de fonctionner.

SOCLE TRES MINIMUM

« Garantir au minimum l’acquisition par chaque élève d’un ensemble de connaissances et de compétences » est un des
objectifs affiché. Lire, écrire, compter, voilà la devise. Mais le socle des connaissances est appauvri : langue française, math, culture humaniste et scientifique permettant l’exercice de la citoyenneté, technique de la communication, une langue vivante. Exit donc, les arts plastiques, la musique, l’éducation physique.

Les bons élèves pourront approfondir, alors que les autres seront condamnés à n’acquérir que les matières prévues dans le socle. Quelle est cette éducation qui prévoit d’entrée de jeu que des élèves seront hors-jeu dès le départ ? Toutes les études montrent que la formation initiale doit être la plus développée possible pour tous les jeunes. La loi tourne le dos à ces principes.

LE BAC DEVALUE.

Le bac s’effectuera pour partie en contrôle continu et en épreuves traditionnelles. Les lycéens actuellement massivement en lutte ont vu le danger de cette mesure.
N’y aura-t-il pas des bacs dévalués en fonction de l’établissement d’origine ?

LES BOURSES AU MERITE.

Les élèves qui auront mention « très bien » ou « bien » au brevet des collèges ou au bac bénéficieront de bourses pour
continuer leurs études. Et les autres ? N’en sont-ils pas moins méritants ? Oui, mais ils n’auront qu’à se débrouiller.

Cette méritocratie est affligeante. Pour nous, tous les élèves qui en ont besoin doivent être aidés.

CONTRAT INDIVIDUEL DE REUSSITE.

Ils seront développés à l’école primaire et au collège. Les moyens seront mis à disposition par les Inspections
Académiques. Comment ? Quels moyens ? Sur quels critères ?

Nous n’avons aucune assurance et comme le ministère rogne sur tous les budgets, on peut nourrir de fortes
inquiétudes sur la répartition des moyens
. De plus, les enfants en difficultés et leurs familles risquent d’être stigmatisés, dédouanant le système éducatif de sa part de responsabilité dans l’échec scolaire. Dans un certain nombre de cas, l’enseignant portera seul dans sa classe la responsabilité de situation de handicaps ou de difficultés passagères ou permanentes. Ce projet pourra marquer la fin des réseaux d’aide aux enfants en difficultés, en vigueur actuellement.

REMPLACEMENTS.

L’instauration d’une prétendue « continuité pédagogique » visant à laisser le soin aux établissements d’assurer, par des heures supplémentaires, le remplacement des professeurs absents, remet en cause la mission des enseignants et sera
irréalisable en pratique (comment faire pour concorder les emplois du temps préétablis des classes et ceux des professeurs n’ayant pas habituellement ces classes !). Jusque là la continuité incombait à l’institution qui devait prévoir et organiser les remplacements au moyen de collègues employés pour ce faire, les titulaires remplaçants. Au nom de la rentabilité, cela a été saboté au fil des ans et des budgets.

QUEL AVENIR POUR L’ECOLE MATERNELLE ?

L’école maternelle est grignotée de toutes parts : diminution de l’accueil des 2 ans ; accueil des 5 ans en école élémentaire (en zone rurale en cas d’absence d’école maternelle. Art D 113-1 Code de l’Education). Extension des tranches d’âges accueillies en crèche...

MARDI 15 FEVRIER

RASSEMBLEMENT A 11 HEURES

DEVANT L’ASSEMBLEE NATIONALE.

MANIFESTATION

A 14 HEURES A REPUBLIQUE.

Saint Denis le 10 février 2005


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