Doc et prof, même combat !

dimanche 31 octobre 2004
mis à jour samedi 6 novembre 2004

2 postes de documentalistes minimum dans chaque établissement !

A deux, on travaillerait mieux...

Depuis l’introduction massive de travaux de recherche dans les programmes des établissements du second degré, et donc la (re)découverte de l’importance du centre de documentation, le débat sur les carences du CDI et le manque de professeurs-documentalistes a pris une ampleur à l’image de l’urgence du problème. Sans sombrer dans le catastrophisme il est temps de contre-attaquer en rappelant une (la ?) revendication de base de 2 postes minimum dans chaque établissement, et de la justifier.

1. un problème mathématique

Une (un) documentaliste doit assurer 30 h. hebdomadaires au CDI (+ 6 à l’extérieur). Or, un collège accueille les élèves, sauf exception, au moins sur 9 demi-journées, un lycée sur 10, sans parler des établissements pourvus d’une étude du soir ou/et d’un internat. Faisons les comptes : 40 h à 45 h. semblent une hypothèse basse dans l’évaluation de l’amplitude horaire de la semaine : la non-coïncidence entre l’emploi du temps de la documentaliste et les plages d’ouverture de l’établissement paraît une évidence généralement passée sous silence. Il reste donc toujours un nombre non négligeable d’heures non assurées (et encore bien plus si la documentaliste se permet de déjeuner une fois par jour, de participer à des sorties pédagogiques, ou des stages de formation). Le CDI est alors fermé, ou alors son ouverture est assurée par d’autres personnels. Quoi qu’il en soit 30 h. se révèlent très insuffisantes pour mener à bien la multiplicité des tâches attribuées aux documentalistes [1]. La preuve : les « usagers » du CDI rappellent régulièrement à la doc. qu’ils ont eu besoin d’elle mais qu’elle « n’était pas là », comme si être absent quand on a fini son service était une faute professionnelle !

2. un problème humain

Le manque de documentalistes institutionnalise donc la précarité dans les CDI : dans la majorité des cas l’ouverture du lieu est exigée par le chef d’établissement et revendiquée par les profs, les élèves, les parents, et prend le pas sur la spécificité de la fonction. Les E.J., CES, prof. en surnombre... sont sollicités : selon les demandes conjoncturelles et les représentations que la communauté scolaire et éducative se fait du CDI, on assiste à des dévoiements caractérisés : ou bien le CDI devient un espace de loisir palliant les manques de la Vie Scolaire, sorte de foyer de luxe ou de cybercafé, alors que la/le documentaliste le conçoit (conformément aux instructions officielles) et le gère comme un centre de recherches, ou bien c’est le personnel précaire/provisoire qui accomplit de son mieux la tâche pédagogique et gestionnaire des documentalistes et assume donc, parfois à son corps défendant, des emplois de substitution, avec leurs responsabilités, sans en avoir le statut, ni le salaire, ni généralement la formation... Mais en présence du titulaire, le « petit personnel » bon à tout faire en cas de besoin est relégué aux tâches réputées subalternes.

3. un problème politique

Cet état de fait perpétué par l’administration révèle, au mieux, une méconnaissance ou une conception erronée du Centre de Documentation et d’Information et des fonctions du professeur-documentaliste, au pire un mépris profond ou une cynique mauvaise foi à l’égard des salariés employés (titulaires ou non-titulaires). Il participe d’une vision « libérale » où la satisfaction du « consommateur » (ici « l’audimat » du CDI) prime sur la qualité du contenu qu’on lui propose (les ressources culturelles, l’apprentissage des méthodes, des démarches de recherche), et où la division du travail (et donc le renforcement de la hiérarchie) est préconisée au nom de la « rentabilité » immédiate.

Le CDI devient une petite entreprise où la (le) documentaliste est manager et délègue certaines de ses fonctions à des auxiliaires exécutants : son travail est artificiellement scindé en tâches « intellectuelles » (la pédagogie) et « matérielles » ou « techniques » (l’accueil, le classement, la gestion, le prêt, l’information, l’initiation aux nouveaux supports...) comme si le projet global du titulaire du poste pouvait concevoir et pratiquer l’une sans s’appuyer sur les autres !

Pour SUD Education revendiquer l’ouverture maximale des CDI grâce à un 2ème poste ou plus, refuser la précarité sous toutes ses formes et la création de sous-corps, refuser la division du travail et la logique d’entreprise, c’est vouloir travailler efficacement sans sacrifier une partie des missions des documentalistes, dignement sans exploiter des personnels sous formés et sous payés, intelligemment en partageant réellement les tâches sans parcellisation, en fonctionnant en équipes non hiérarchisées, en assurant la concertation pédagogique sur le temps de travail.

Comment chiffrer les besoins ?

1. l’amplitude d’ouverture des établissements rend indispensables 2 postes quel que soit le nombre d’élèves : dans ce cas les documentalistes accomplissent leur service en partie seuls, en partie à deux, ce qui est une excellente occasion pour se concerter, se partager le travail, rencontrer les autres enseignants pour la mise en place des projets communs. A défaut l’alternative est connue : recours au personnel précaire, et, si l’on n’y prend garde, recours à un nouveau corps d’ "aides" qui, prioritairement, ouvriront le CDI quand les documentalistes auront fini leur service ! Ce qui est évidemment le meilleur moyen pour ne jamais obtenir de créations de postes de documentalistes.

2. Le rapport Talon au début des années 70 préconisait 1 documentaliste de plus par tranche de 400 élèves. Pourquoi ne pas s’en inspirer, ou demander mieux encore : 2 documentalistes jusqu’à 800, 3 jusqu’à 1200... ne paraissent pas une revendication excessive au regard des besoins actuels.

3. Par ailleurs il est indispensable de revendiquer la création d’un corps de techniciens de gestion et maintenance de réseaux informatiques puisque les établissements sont équipés de plus en plus lourdement : CDI, salles multimédia, de technologie, salles de bureautique, laboratoires, administration... demandent une suivi régulier. Cette fonction est actuellement assurée dans l’urgence par la « personne-ressource » de l’établissement (prof.de techno ou ...documentaliste) en heures supplémentaires pour une sollicitation incessante (pannes, installation de logiciels, de périphériques, mises à jour, formation « sauvage » des collègues...). A moins qu’elle ne revienne à l’indispensable Emploi-Jeune qui, hélas, n’a « pas vocation à occuper durablement cette fonction » (citation extraite du BO du 1/1/98).

Les revendications d’autres syndicats, leurs limites, leurs dangers

Un seul point important fait l’unanimité : l’augmentation massive des postes au CAPES de documentation (voir les nombreux courriers intersyndicaux envoyés à nos différents ministres).

- On ne peut que se réjouir de voir émerger les revendications de 2 postes minimum dans chaque établissement. En revanche, réclamer et éventuellement obtenir des secrétaires ou des aides documentalistes, donc la création d’un sous-corps moins coûteux pour le ministère revient à enterrer définitivement toute possibilité de postes de documentalistes supplémentaires.

En effet, premièrement ce genre de statut « bâtard » risque de ressembler à celui d’ « emploi-jeune permanent » et, inévitablement, encore une fois, il pallierait le manque de docs (c’est d’autant plus tentant que son horaire hebdomadaire, qu’il soit de type EJ pérennisé ou de type ATOSS, excéderait les 30 h.). D’ailleurs les syndicats et associations de documentalistes peinent à déterminer la silhouette de leur chimère : les uns définissent plutôt un profil d’ « agents de service » cantonnés aux tâches matérielles (entretien et couverture des livres, photocopies, classement de documents, affichage...), d’autres un profil dit « technique » (prêt, gestion du fonds, accès aux nouvelles technologies et procédures multimédia), à moins qu’ils n’imaginent un hybride des deux aspects.

Deuxièmement la présence d’un sous-corps au CDI officialiserait la position de manager des documentalistes et les obligerait à inaugurer des rapports hiérarchiques identiques à ceux qui prévalent entre principal/proviseur et secrétaires. Il est vrai que certains docs ont déjà pris le pli en réclamant des EJ voire en participant à leur recrutement ! Le travail avec un 2e doc. et les professeurs des autres disciplines, au contraire, s’accomplit sur pied d’égalité, sans rapports de pouvoir, c’est une collaboration et non une délégation.

- La demande de création d’une agrégation paraît surtout révéler le besoin de reconnaissance d’un corps historiquement disparate, se sentant mal aimé, voire raillé (notamment en raison de la tradition qui en a fait l’alternative à la maison de repos pour enseignants), et l’ambition professionnelle de certains collègues pour qui la fonction d’inspecteur serait le bâton de maréchal.

- Quant à la volonté de se détacher de l’Inspection de la Vie Scolaire, si elle se justifie en termes de logique puisqu’elle souligne l’appartenance de la documentation au monde de la pédagogie, elle contient implicitement ou explicitement la revendication d’une inspection spécifique. Or, est-ce bien raisonnable de réclamer la création d’un corps hiérarchique supplémentaire ? Ne vaudrait-il pas mieux en profiter pour remettre en question l’inspection ? En effet, pourquoi défendre cette institution infantilisante dès lors que, d’une part, nous demandons l’avancement de tous au rythme le plus favorable, et que d’autre part nous travaillons en équipe, ce qui se pratique déjà dans de nombreux CDI avec les collègues des disciplines, et ce qui garantit la transparence, l’imagination , la mise en commun des compétences, et donc l’efficacité ?

- En ce qui concerne la revendication financière, s’il est vrai que les docs pratiquent la pédagogie à temps plein et ne touchent que la moitié de l’ISO, ils ne sont en revanche astreints ni aux réunions avec les parents, ni aux conseils de classe, ni au « remplissage » des bulletins (même s’il ne paraîtrait pas aberrant qu’ils y soient associés).

Et qu’ils réclament le droit aux HS suppose qu’ils aient envie de les ajouter à leurs 36 h. ! Ne faudrait-il pas plutôt déduire sous forme de décharge de service les tâches supplémentaires effectuées par certaines documentalistes (travail en liaison avec les réseaux CRDP par exemple mais aussi préparation des séances d’initiation) des obligations de service impliquant ainsi une réduction substantielle du temps de travail en présence d’élèves.

Cette éventuelle RTT (dont les enseignants ont été jusqu’à maintenant exclus) et ces redéfinitions partielles de service seraient envisageables si et seulement si les documentalistes officiaient à 2 dans chaque CDI, ce qui nous ramène à la revendication fondamentale énoncée au départ !

Le CDI laboratoire expérimental de la destruction du service public ?

Au moment où l’importance de la pédagogie documentaire et donc de la fonction de documentaliste semble enfin reconnue par l’ensemble de la communauté scolaire, le rapport Ferry « politique documentaire, rôles et métiers », non seulement remet en question les missions des documentalistes (circulaire du 13/3/86) mais préconise une organisation des établissements étonnamment conforme aux projets sur l’éducation concoctés par la Commission Européenne.

Qu’on en juge à travers ces quelques extraits édifiants :

« Les documentalistes peuvent fort bien...jouer un rôle concernant le bien commun des élèves et de la structure de l’établissement comme le font par exemple les conseillers principaux d’éducation et les chefs de travaux ».

« (il faut) un management des ressources humaines dans le tableau duquel les documentalistes devraient avoir un rôle ... d’expert d’une politique documentaire d’établissement ».

« Il est inutile d’être professeur certifié en documentation pour assurer l’accueil et la surveillance de visites ponctuelles d’élèves sans professeurs ou en recherche personnelle, à condition ... que d’autres personnels assurent les activités d’animation et de maintenance nécessaires ».

« Des personnels moins qualifiés (accueil, prêt, rangement, en certains cas informatisation, initiation aux procédures multimédia, organisation matérielle d’expositions...) déchargent les documentalistes pour que ceux-ci puissent se consacrer à l’essentiel de la politique documentaire de l’établissement ».

« Faut-il faire émerger de nouveaux métiers, augmenter le nombre de certains personnels, ou confier à l’autonomie de l’établissement le soin d’optimiser les ressources humaines ? »

Ce florilège appelle quelques commentaires, même s’il a le mérite d’être cyniquement clair (Il a d’ailleurs suscité l’émoi de professionnels dans la revue Inter CDI).

1. Le documentaliste perd son statut d’enseignant et devient administratif et manager, autrement dit collaborateur du chef d’établissement et petit chef au CDI. Tant pis s’il voulait simplement travailler avec des élèves !

2. Les missions qui lui étaient dévolues sont alors assurées par des « personnels moins qualifiés » (sic) précaires (?) non précaires( ?) de toute façon des larbins réduits au rôle d’hôtesses d’accueil, de manutentionnaires, de flics à l’occasion, au mieux de techniciens exploitables selon les besoins.

3. Ces tâches jusqu’alors pédagogiques sont considérées comme uniquement matérielles ou techniques, ce qui montre une ignorance totale de notre métier, et une conception mécaniste des activités menées au CDI. En effet gérer un centre de documentation ce n’est jamais simplement ouvrir une salle, c’est rendre possibles à tout moment information et formation, grâce à une bonne connaissance de l’organisation du lieu, des ressources accessibles, de leurs différents supports, des programmes disciplinaires, des comportements des élèves, de leurs démarches d’apprentissage, le tout en fonction d’un contexte local : ce qui relève indéniablement des compétences d’un enseignant, d’un pédagogue (et que ne remplacent ni des qualités d’animateur, ni l’amour des livres, ni la virtuosité en informatique, quelles que soient par ailleurs les qualités personnelles des individus employés).

4. Le flou des formules laisse imaginer le pire. En effet « augmenter le nombre de certains personnels » est-ce embaucher des précaires ou des titulaires, de droit privé ou de droit public, venus du monde de l’entreprise, ou parents d’élèves, ou bénévoles...? Tout est possible, puisque ce choix relève de « l’autonomie de l’établissement » !

5. Enfin le choix du vocabulaire est révélateur : « management », « ressources humaines », « optimiser », « expert » appartiennent au monde sauvage de l’entreprise : Madame Ferry n’a rien à envier au baron Seilliere, et malgré son patronyme, elle a dû suivre des cours auprès des idéologues du MEDEF (le « partenariat école -entreprise » y travaille depuis 1997).

Le dernier rapport de l’IG Durpaire enfonce le clou : notre avenir est plus orienté vers « le rôle de conseil du chef d’établissement et de pilote » dans le secteur de la documentation et de l’information que vers l’affirmation de « notre qualité de formateur ». Il ne parle plus de CDI mais de RID (réseau d’information et de documentation) ou de SID (système d’information et de documentation) ; encore un moyen de capitaliser les ressources et pourquoi pas de partager les documentalistes entre plusieurs établissements dont elles assureraient la coordination et dont les lieux seraient ouverts par d’autres : les aides documentalistes faisant un retour en force via un appel aux collectivités territoriales pour « non seulement les questions d’équipement, mais également pour l’assistance aux tâches des documentalistes ».

Sous le couvert de reconnaissance de nos compétences de professionnels de la documentation, la lecture du dernier alinéa du rapport (engagements nécessaires des documentalistes) est plus qu’éclairante :

- « actualiser constamment connaissances et compétences » mais il n’est pas parlé de l’état de la formation continue, ce sera sans doute sur notre temps libre comme pour l’ensemble des salariés suite à l’accord sur la formation professionnel ;

- « raisonner à l’échelle de l’établissement ou de plusieurs établissements et non plus « sur le territoire CDI » voir nos commentaires ci-dessus ;

- « avoir le souci de la mobilité professionnelle et géographique » pour toutes celles et tout ceux qui pensaient que notre statut de certifié nous mettaient à l’abri de la flexibilité !

Science-fiction au CDI ...et dans les classes ?

Les professeurs des disciplines n’ont qu’à bien se tenir : le temps n’est peut-être pas si éloigné où dans chaque matière enseignée, un super-prof manager (médiateur semble le terme en vogue) supervisera ses tâcherons voués à la surveillance des élèves convertis au « e-learning » prôné par la Commission Européenne : un bon moyen de faire d’une pierre trois coups : diminuer le nombre de fonctionnaires, créer un débouché juteux pour les marchands de machines et de savoir, adapter les enseignements aux besoins des entreprises [2].

Trouver aujourd’hui « inutile d’être certifié » pour accueillir des élèves au CDI, c’est demain considérer non rentable de payer les autres professeurs pour surveiller des devoirs, encadrer des élèves multi-médiatisés, accompagner des sorties scolaires, saisir des notes dans un logiciel, manipuler des appareils pendant un cours...

Si nous acceptons de mettre le doigt dans l’engrenage en laissant les CDI devenir les antichambres des hypermarchés et des entreprises (comme nous avons assisté à l’institutionnalisation de la précarité) c’est l’Education Nationale dans son ensemble qui sera bientôt remise en cause.

Revendiquer ensemble des postes de documentalistes et leur rôle pédagogique, c’est aussi raisonner en termes de satisfaction des besoins humains et refuser la logique de rentabilité qui considère les salariés comme des « ressources » , l’éducation comme un investissement ou une marchandise, et les élèves comme une future main d’œuvre jetable.

Revendiquer un travail de qualité au CDI (ce qui suppose du temps, des échanges humains, et pas seulement des appareils et des techniques), c’est aussi tenter de former et informer de futurs citoyens lucides et critiques, et pas seulement de futurs travailleurs, et encore moins formater des jeunes trot tôt professionnalisés, soumis et adaptables.

Loin d’être un combat corporatiste, cette lutte n’a de sens qu’en interdisciplinarité, elle concerne toute la communauté scolaire, et participe du choix d’une école et d’une société plus humaines.

Pour la Fédération des syndicats SUD Education
Annick Champeau, Marie Dominique Frontini

Texte paru dans la revue Inter CDI en septembre 2004


[1la gestion du CDI et du fonds documentaire (organisation de l’espace, politique d’achats, saisie des acquisitions dans un logiciel spécialisé, informatisation du prêt, mise à disposition, gestion des réseaux informatiques dont la plupart des CDI sont maintenant équipés...) ; la formation des élèves à l’utilisation des ressources, aux techniques documentaires, aux méthodes de travail (en s’appuyant sur les contenus disciplinaires de tous les niveaux, pendant les cours, avec ou sans le professeur), à l’utilisation des TICE ; l’information pédagogique et culturelle en direction des personnels et des élèves ; la mise à disposition de l’information ONISEP sur les études et les professions ; l’incitation à la lecture sous toutes ses formes, non seulement par le prêt d’ouvrages et l ’animation courante, mais aussi par la participation à des opérations nationales et locales (lire en fête, semaine de la presse, défis-lecture, rencontres avec des écrivains, concours...) ; l’accueil individualisé des élèves sur leur temps libre et l’aide ponctuelle à leurs recherches ; la surveillance du matériel ... et de la consultation d’internet.

[2Pour en savoir plus et se persuader que cette vision futuriste s’appuie sur des projets précis, on peut consulter les travaux de la Commission Ecole et Mondialisation de Sud Education que vous pouvez vous procurer auprès de la Fédération SUD Education 17 bd de la Libération 93200 St Denis.

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